Lumeya appelle à la cohabitation pacifique au grand Bandundu et dans l’espace Kasaï

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Notable du Grand Bandundu, le ministre des Affaires foncières, Lumeya Dhu-Maleghi, est plus que préoccupé par le climat malsain qui se dessine entre certains ressortissants du Grand Bandundu et de l’Espace Kasaï, à la suite de l’élection de Félix Tshisekedi comme 5ème Président de la RD-Congo. Dimanche 10 février, il a effectué une descente dans la commune de Masina où il a réuni les notables et représentants Kongo, Luba et d’autres tribus du pays. Dans son adresse, Lumeya a prêché la paix et la cohabitation entre les RD-Congolais. Pour lui, en sa qualité de notable de l’ex-Grand Bandundu, il a jugé impérieux d’apporter sa contribution à la nécessité de maintenir et sauvegarder l’unité nationale, visiblement menacée par les filles et fils de ces coins du pays.

Le ministre des Affaires foncières, Lumeya Dhu-Maleghi, a pris le courage et l’initiative de dénoncer le mal qui risque d’embraser le pays. Dimanche 10 février, il a fait le déplacement de la commune patriotique de Masina à Kinshasa pour échanger avec des notables et représentants Kongo, Luba et d’autres tribus du pays, autour de la paix, de l’unité et de la cohabitation pacifique entre toutes les tribus de la RD-Congo.  Notable du Grand Bandundu, Lumeya s’est senti interpelé à apporter sa contribution sur la nécessité de maintenir et sauvegarder l’unité nationale, visiblement menacée par certaines filles et fils des provinces précitées.

«Le Grand Bandundu, jadis havre de paix, d’hospitalité et de cohabitation pacifique, vient de basculer en moins d’un mois, dans des querelles et violences tribalo-ethniques. Tantôt, c’est le Bandundu qui s’en prend au Kasaï et vice-versa, tantôt le Kongo Central qui s’en prend au Kasaï et vice-versa, et l’ampleur s’observe également dans la ville province de Kinshasa, siège des institutions», a décrié le ministre Lumeya.

L’intérêt égoïste des hommes politiques à l’origine des querelles

Par ailleurs, le vice-président de la Dynamique pour la démocratie au Congo -DDC- a pointé du doigt l’intérêt égoïste de quelques hommes politiques et notabilités de ces provinces, en quête du pouvoir, en vue de leur repositionnement au sein de la scène politique, au détriment des règles démocratiques préétablies.

«Il faut neutraliser les tribalistes. Les nationalistes doivent être debout. Plus question de tolérer ce genre de discours qui se développent à la Tshangu. Nous voulons que les bases de Lamuka, CACH et FCC soient ensemble pour sceller cette unité. Arrêtons les discours haineux et tribalistes. Soyons les sapeurs-pompiers. Nous devons appuyer le Président Félix Tshisekedi et pérenniser les acquis d’unité nationale laissés par le Président Joseph Kabila. Nous, leaders du Bandundu, devons faire barrage aux fauteurs des troubles», a-t-il prêché, avant de rappeler que l’alternance à la magistrature suprême du pays est devenue irréversible et cela s’observe et s’observera suivant les ères linguistiques du pays.

En clair, Lumeya Dhu-Maleghi a invité les habitants du Grand Bandundu à dire non à ceux qui tiennent des propos discourtois, de haine et de tribalisme, lesquels, dit-il, risquent de compromettre la paix chèrement acquise au prix du sang et de l’alternance du pouvoir au sommet de l’État, et qui, pour la toute première fois dans l’histoire de la RD-Congo, vient d’être vécue de manière pacifique et démocratique.

«Nous condamnons tous les leaders qui laissent passer ces messages xénophobes. Notre position en tant que notabilité du Grand Bandundu est celle de privilégier la paix, l’unité et la cohésion nationale, aux fins de bâtir au cœur de l’Afrique un Congo Grand, fort et prospère», a déclaré le ministre des Affaires foncières.

Pour sa part, le leader du Mouvement du peuple pour le progrès social, Freddy Kita, a salué l’alternance politique intervenue à la tête du pays en félicitant les Présidents Félix Tshisekedi et Joseph Kabila. Dans son adresse, Freddy Kita a mis en garde contre tout esprit d’agresser les membres de telle ou telle autre tribu. Le vice-ministre de la Coopération internationale a demandé à tous les «Mpangi» du Kongo Central et du Grand Bandundu de dénoncer et surtout de se désolidariser de ceux qui appellent au tribalisme.

L’UDPS aussi sur la même lancée que Lumeya

Le secrétaire général adjoint de l’Union pour la démocratie et le progrès social-UDPS-, Jean Kia Nsi, représentant le président national du parti, Jean Marc Kabund empêché, a insisté sur la cohabitation pacifique entre communautés. Il a démontré noir sur blanc que le président Félix Tshisekedi n’était pas tribaliste parce qu’il travaille avec toutes les tribus. Même appel patriotique lancé par un autre cadre et notable du Grand Kasaï, Nicolas Tshitenge.Dans la même optique, Grégoire Ngandu, membre de la famille biologique du Président Félix Tshisekedi, a martelé que l’entente des populations de toutes les communautés ne doit pas être sacrifiée pour des ambitions politiciennes. «L’unité entre tribus de ce pays est un grand motif de fierté nationale qu’il faut pérenniser à jamais. Il faut militer pour la paix et la réconciliation nationale car le mandat du Président de la République ne peut réussir que sur base de l’unité et de la fraternité», a-t-il souligné.

Présents eux aussi à cette rencontre, les chefs coutumiers du Grand Bandundu, du Grand Kasaï et du Kongo Central ont demandé aux RD-congolais de l’ensemble du pays de reconnaître que Félix Tshisekedi est désormais le Président de tous les fils et filles de la RD-Congo.

Olitho KAHUNGU

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