Lokole-FPI: les derniers soubresauts d’un promoteur insolvable englué dans les clauses du contrat 836

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Le promoteur Nicolas Lokole Katoto Shungu, ci-devant professeur en Économie, s’attire les phares de l’actualité après avoir adressé, fin juillet, un courrier au Président de la République pour lui faire part de la prétendue injustice dont il serait victime de la part du Directeur général du Fonds de promotion de l’industrie -FPI-, Patrice Kitebi. Imposture. Rien d’autre. Le processus de recouvrement forcé auquel Nicolas Lokole est contraint n’a rien de comparable à un quelconque règlement des comptes. Les documents qu’AfricaNews a pu consulter au FPI renseignent que Nicolas Lokole est parmi les promoteurs insolvables, ces mauvais payeurs incapables de respecter leurs engagements vis-à-vis du FPI. Ici, les cadres proches du dossier expliquent que Nicolas Lokole n’a pas respecté les clauses du contrat alors qu’il aurait dû déjà rembourser intégralement 908.000 dollars et 12% d’intérêt en 36 mois, consécutivement aux termes du contrat n°836 du 13 avril 2013. « Le prêt a été libéré en tranches de commun accord avec les anciens responsables du FPI, plus de 3 ans avant l’avènement du Comité Kitebi, traîné dans la boue par malveillance », signale un employé de cette institution financière, précisant que Nicolas Lokole a hypothéqué 3 immeubles pour avoir accès à cet emprunt. En plus de cette hypothèque, Lokole a donné mandat irrévocable au FPI pour une éventuelle vente de ces immeubles en cas de non remboursement de cette dette.

Outre la violation des clauses précitées, sieur Lokole est aussi rattrapé par le passage du contrat où il est clairement
stipulé que le prêt deviendra exigible à défaut de paiement à bonne date et si l’utilisation des deniers d’emprunt n’est pas conforme au projet validé. Voici que Lokole n’a pas dédié les fonds reçus au projet qui a reçu le quitus du FPI.

Alors qu’il parle du changement de l’environnement pour justifier son insolvabilité et sa décision d’activer un autre projet, les experts du FPI rappellent à Lokole que « si l’environnement a changé, ce n’est pas la faute à Patrice Kitebi, venu aux affaires fin 2016, et cela ne saurait exonérer n’importe quel promoteur indélicat des obligations de paiement ».

Dans ses derniers soubresauts, Lokole commet même l’imprudence d’avouer les actes de corruption dont il s’est personnellement rendu coupable. Il cite notamment 10% de la commission versée aux anciens responsables du FPI. Pareil cas devrait intéresser les juridictions compétentes.
Plutôt que de verser dans une campagne de sape contre Kitebi, Lokole doit avoir l’élégance de reconnaître qu’il a mal géré et les fonds mis à sa disposition et le projet.
Sur la toile, un internaute estomaqué considère que ce dossier constitue un mauvais exemple pour cet enseignant, qui a curieusement décliné l’offre de négocier un échéancier de remboursement à l’amiable. Le prof a beau chercher à faire la victime, il est englué dans les clauses du contrat signé de sa propre main.

Tout n’est cependant pas fini pour l’homme qui a cru abuser du précieux temps du Président de la République, rassure-t-on au FPI.
« Si Monsieur le professeur Lokole vient rembourser ce qu’il doit au FPI, ses maisons seront remboursées », insiste-t-on.
Les lamentations de Lokole ne suscitent d’ailleurs aucune compassion dans l’opinion, favorable à la traque lancée contre tous les débiteurs qui ont pensé rouler le FPI.
Bien au contraire, les commentaires enregistrés jusque-là encouragent l’équipe Kitebi à aller jusqu’au bout de leur initiative.
« Autant des efforts sont faits, le Directeur général doit poursuivre sur sa lancée, de manière objective et non discriminatoire, parce qu’il s’agit des fonds publics et de la vie d’une institution publique importante pour la vie économique du pays », souhaite ardemment un admirateur.

AKM

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