La Diaspora RDC-Suisse désavoue l’Opposition et veut échanger avec Kabila

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Certains RD-Congolais vivant en dehors du pays se disent déçus du mode de fonctionnement
des opposants RD-congolais en lice pour les élections combinées du 23 décembre 2018. A
la faveur d’une interview, mardi 20 novembre avec «AfricaNews», Mike-Justin Kabongi, délégué PS-Suisse et président de la Diaspora RD-congolaise positive, a appelé à la disqualification de l’Opposition pour avoir trahi, selon lui, le peuple RD-congolais lors de récentes assises de Genève en Suisse. Pour lui, ce conclave a consacré le naufrage de l’Opposition en général et la mort politique réelle de l’UDPS de Félix Tshisekedi et l’UNC de Vital Kamerhe. Dans son argumentaire,
Mike Kabongi a évoqué certains antivaleurs ayant caractérisé les travaux de Genève, entre autres la démagogie, l’immaturité politique, la trahison, le manque de vision pour la RD-Congo, le manque de leadership, la corruption, le mensonge, l’agenda caché avec des intérêts personnels, le non-respect du peuple RD-congolais, ainsi que des négociations sur base de partage de pouvoir. Par ailleurs, avant la tenue des élections, la Diaspora suisse veut échanger avec le Président de la République Joseph Kabila. «Nous savons que l’Opposition discute en cachette avec le pouvoir. Nous, nous voulons le faire officiellement avec un objectif clair, celui d’organiser et planifier l’avenir radieux de la RD-Congo», a fait savoir le président de la Diaspora positive, qui plaide aussi pour le report des élections en vue d’un processus électoral transparent.


Témoin des travaux des opposants RD-congolais à Genève, Mike-Justin Kabongi, délégué PS-Suisse et président de la Diaspora RD-congolaise positive, est sortie de son silence. Au cours d’un entretien, mardi 20 novembre avec «AfricaNews», il a appelé la population RD-congolaise à se désolidariser des opposants en course pour les élections du 23 décembre prochain. La Diaspora RD-Congo-Suisse accuse ces opposants d’avoir trahi le peuple RD-congolais et de n’avoir aucune vision pour le pays. «En étant sur place en qualité de leader et président de la Diaspora positive, j’ai déploré plusieurs choses. Notamment le choix d’un pays de l’Occident
pour tenir leur réunion symbolique; l’exclusion de 17 autres candidats dans leur démarche; la mise en avance des candidats non validés pour légitimer un choix d’un candidat commun par leurs voix; le partage du pouvoir comme mode de négociation; les conits d’intérêt visibles
et honteux; l’oublie du peuple RD-congolais dans les négociations et le tribalisme dans le QG des opposants», a indiqué Mike Kabongi. Ce dernier a dit n’avoir pas aimé l’esprit de copinage,
de protectionnisme, de corruption et de mensonges avec le calcul des postes ayant caractérisé ce conclave, en place et lieu d’un grand débat sur le projet de société susceptible de booster le développement du pays. A en croire Mike Kabongi, les RD-Congolais de Suisse ont aussi fustigé la prise en otage d’autres candidats Président par des candidats minoritaires déjà écartés de la course.

«L’UDPS Félix qui mange à gauche et à droite, ne représente plus les valeurs du peuple et de son père Etienne Tshisekedi. Le non-respect des engagements, dont il a fait preuve d’expliquer bien son instabilité politique et le manque de respect à l’égard du peuple RD-congolais», a-t-il fait savoir. Pour lui, dans l’ensemble, le conclave de l’Opposition à Genève a été entaché de
beaucoup d’antivaleurs. Il a cité entre autres la démagogie entre les candidats, l’immaturité politique, la trahison, le manque de vision pour le pays, le manque de leadership, la corruption,
l’égoïsme et autres.

L’organisation à Kinshasa des états généraux de la Diaspora RD-congolaise du monde s’impose…

Par ailleurs, tout en exigeant des élections transparentes, au nom de la Diaspora RD-Congo-Suisse, Mike Kabongi a félicité le Chef de l’Etat Joseph Kabila pour avoir tenu parole de ne pas briguer un troisième mandat. Conscient du fait qu’il n’existe pas d’opposant en RD-Congo, la
Diaspora RD-Congo-Suisse souhaite une révolution morale de la classe politique et son renouvèlement intégral. Pour y arriver, elle a sollicité un cadre d’échange avec le Président
de la République parce qu’il est incontournable dans les affaires institutionnelles du pays. «Je me prépare à organiser à Kinshasa, avec le soutien du Chef de l’Etat, les états généraux de toute
la Diaspora RD-congolaise dans le monde, pour une réconciliation et un nouveau départ. Nous comptons sur le soutien du Chef de l’Etat pour mettre fin à l’égoïsme de l’Opposition et son
enterrement», a annoncé le président de la Diaspora RD-Congo-Suisse positive. Car, pour lui, aucun pays au monde a déclaré ne plus reconnaître Joseph Kabila comme Président de la RD-Congo, seuls les opposants trompent le peuple pour leurs intérêts personnels. «Nous avons compris qu’il faut discuter directement avec lui. Le peuple est misérable, n’a plus de choix, plus d’espoir, impuissant aux yeux du monde. Toute discussion, négociation, arrangement, planification sans Joseph Kabila est voué à l’échec. Il doit faire partie intégrante du processus de changement et de paix en RD-Congo», a-t-il renseigné. De l’avis de Kabongi Alimasi, ce nouveau départ sera concrétisé par une bonne coopération, collaboration avec les institutions, le respect des droits et les devoirs de chaque partie ou composante. «Si le Chef de l’Etat refuse notre proposition, c’est-à-dire il refuse de construire la paix au pays. Notre mission est aussi de mettre fin à cette Opposition qui n’a aucune vision pour la RD-Congo. Une Opposition qui ne mérite pas de diriger ce grand pays», a-t-il indiqué.

Les élections méritent d’être reportées

Pour nos compatriotes vivant en Suisse, les élections ne doivent pas se tenir dans des conditions non propices, étant donné que le processus électoral est déjà truqué, avec un fichier électoral fictif et l’imposition de la «machine à voler», sans oublier la loi électorale non consensuelle et non respectée. Ils exigent un report des scrutins en vue de réorganiser et ajuster les choses au niveau de la CENI. «Nous voulons des élections, mais pas dans ces conditions. Il faut un processus transparent et crédible. Car, un processus non-transparent est synonyme de la continuité de la misère du peuple», a-t-il conclu.

Olitho KAHUNGU

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